Environnement

Quel bilan environnemental ?

La consommation de pétrole a une conséquence importante sur l’environnement : l’utilisation de chaque kilogramme de pétrole se traduit par l’émission d’environ 3,1Kg de CO2 dans l’atmosphère. L’augmentation progressive du taux de dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère a été associée au réchauffement de la planète et à l’acidification des océans.  Les pays développés se sont mobilisés pour favoriser le développement de solutions alternatives, telles que les filières de recyclage des plastiques ou le développement de biocarburants.

La directive européenne énergie renouvelable, (dite ENR), prévoit ainsi l’obligation pour les Etats membres d’atteindre en 2020 10% d’incorporation de carburant renouvelable, une partie devant être issue de la biomasse de deuxième génération (paille, copeaux de bois…).  La production et l’utilisation d’hydrocarbures biologiques permettra de réduire les émissions de gaz à effet de serre.

En effet, alors que les hydrocarbures d’origine fossile suivent une trajectoire industrielle linéaire, du sous-sol (sous forme de pétrole) vers l’atmosphère (sous forme de CO2) en passant par les raffineries puis les utilisateurs, celle des hydrocarbures produits biologiquement doit être vue comme un cycle : le CO2 est capté par les plantes, qui sont converties carburants ou matériaux par fermentation, lesquels sont consommés par les utilisateurs, ce qui libère du CO2 destiné à être de nouveau fixé par les plantes.

 

Schema carbone fossile cyble biorcarburants global bioenergies

Représentation schématique du parcours linéaire du carbone fossile, et du cycle observé dans le cas des biocarburants

Si ce cycle était parfait, les économies de gaz à effet de serre seraient de 100%. En réalité, le cycle est imparfait (besoin de carburant pour les tracteurs, d’engrais, etc.), et les économies de gaz à effet de serre réalisées par rapport à l’utilisation de pétrole sont comprises entre 50 et 80% selon la ressource végétale et le procédé utilisés. Les meilleures économies en gaz à effet de serre sont aujourd’hui réalisées à partir de canne à sucre au Brésil. Global Bioenergies estime que les économies en gaz à effets de serre associées à ses procédés seront supérieures à celles observées dans l’industrie du bioéthanol, en raison de l’absence de nécessité de distiller ses produits.

Ces valeurs devront être confirmées et affinées sur la base des résultats obtenus en pilote industriel, en démonstrateur, puis en usine de pleine taille.

Le procédé permettra de produire de l’isobutène à partir de diverses ressources :

  • le sucre de canne ou de betterave. Le marché du sucre européen est régi par le système des quotas depuis les années 1960. Il se prépare à vivre un bouleversement avec l’abandon de ce système, qui prendra effet en 2017. Déjà, les principaux acteurs du sucre ont annoncé leur intention d’augmenter leur production. Au niveau européen comme au niveau mondial, le cours du sucre est en baisse depuis 2013.
  • l’amidon, le principal produit agricole mondial. L’amidon est le constituant principal du maïs, du blé et des autres céréales, du manioc, des pommes de terre…
  • les matières premières dites de « seconde génération », issues de déchets agricoles et forestiers. Il s’agit d’extraire les sucres emprisonnés dans les parties non-alimentaires des végétaux. Les premières usines mettant en œuvre des procédés pour ce faire ont été inaugurées ces dernières années. Global Bioenergies a mis en place des collaborations avec 9 sociétés focalisées sur cette activité.

Schema ressources vegetales biocarburants globalenergies

 

Les déchets ménagers et industriels pourraient également être utilisés : Global Bioenergies a établi dès 2011 un partenariat avec la société américaine Lanzatech, qui développe des procédés de fermentation de gaz issus de déchets ménagers ou industriels. La production d’isobutène à partir de ces matières premières permettra de s’affranchir de l’utilisation de ressources valorisables autrement.

 

Le XXIème siècle verra progressivement s’installer une agriculture à vocation énergétique aux côtés de l’actuelle agriculture à vocation alimentaire. La biologie industrielle représente à ce titre une opportunité de développement majeure pour les nombreux pays où le potentiel agricole est important. On peut citer la France et les Etats-Unis, ou encore certains pays d’Afrique tropicale, où la mise en place de cette agriculture nouvelle pourrait être un vecteur de développement considérable.